Comme le laissait penser la fin de "Batman Begins", Bruce Waine va devoir faire face à un tueur psychotique: le joker. Celui-ci propose en effet à la pègre de Gotham de stopper Batman contre la moitié des revenus mafieux de la ville. Le joker doit faire face à trois hommes avides de justice et incorruptibles: Batman, le procureur Harvey Dent et le lieutenant James Gordon.
De son côté, Bruce Waine est tiraillé entre la nécessité de poursuivre sa lutte contre le crime en incarnant Batman (devenu un modèle, certains habitants de Gotham allant jusqu'à se faire passer pour lui) et l'envie de reconquérir la femme de sa vie, Rachel Dawes, celle-ci étant fortement attirée par Harvey Dent... Situation d'autant plus compliquée du fait que Waine respecte profondément Dent...
Beaucoup de lignes ont déjà été écrite sur l'intérpretation du regretté Heat Ledger dans le rôle du joker et il faut dire que pour une fois, la presse est unanime: le Joker est un personnage hallucinant de vérité et restera sans aucun doute l'un des terroristes psychotiques majeurs de l'histoire du cinéma. Contrairement au Joker incarné par jack Nicholson, le Joker version Ledger est terrifiant à chacune de ses apparitions. Néanmoins, la prestation de Nicholson n'est pourtant pas à oublier, tant les acteurs et les réalisateurs (Burton / Nolan) avaient une approche diamétralement opposée du personnage: le duo Buton/Nicholson le voyait comme un adulte se comportant comme un gosse hyperactif; le tandem Hedger/Nolan le voit lui comme un adulte adorateur du chaos et de la terreur, ne cherchant rien d'autre que l'excitation face aux crimes qu'il accomplit. Le Joker de Burton veut de l'argent et du pouvoir, celui de Nolan ne cherche que la destruction.
Christian Bale reprend bien sûr avec brio le rôle de Batman et le reste du casting est excellent. La prestation hallucinante de Ledger ne doit pas occulter les rôles joués par Gary Oldman (le lieutenant James Gordon qui joue ici un rôle majeur), Aaron Eckhart (Harvey Dent "double face", qui fait oublier sans aucun problème l'horrible cabotinage de Tommy Lee Jones dans le Batmn III de Schumacker), Michael Caine (Alfred, fidèle serviteur de Bruce Waine) et Morgan Freeman (Lucius Fox, inventeur de génie et, avec Alfred, garant de la santé mentale de Waine).
On a même droit à un clin d'oeil à Batman Begins avec une apparition de l'Epouvantail (Cillian Murphy).
Seule ombre au tableau: l'actrice Maggie Gyllenhaal qui incarne Rachel Dawes, amour de Batman et de Dent. L'actrice, pourtant excellente, offre un jeu qui, au jugement de ma sensibilité de spectateur, ne colle pas avec l'univers de Christophe Nolan. C'est en effet un personnage que je trouve bien trop superfitiel et caricatural (son seul intérêt est de se faire enlever et qu'on tente de la sauver) et qui aurait plus eu sa place dans l'univers plus onirique de Burton.
The Dark Knight, tout en restant un blockbuster énorme, est sans conteste la meilleure adaptation des aventures de Batman sortie sur les écrans... A égalité avec le premier opus de Burton qui mettait également en scène le Joker... Comme quoi, quand un "méchant" est charismatique... Le Joker serait-il à Batman ce que Dark Vador est à Star Wars?
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lundi 11 août 2008
dimanche 27 juillet 2008
Ghost Rider
Johnny Blaze (Nicolas Cage, nulissime!), cascadeur professionnel, vend son âme au diable (Peter Fonda, insipide) pour sauver son père atteint d'un cancer. Il est trompé par le Malin et devient le "Ghost Rider", envoyé des enfers chargé de récolter les âmes des mééééééchants. Devenu adulte, il retrouve Roxanne (Eva Mendes qui est comme d'habitude: pire que nulle), son amour secret. Lorsqu'elle va être menacée par Blackheart (Wes Bentley incarnant le pire fils de satan jamais vu à l'écran), Johnny va utiliser ses pouvoirs contre son ancien maître et tenter de récupérer son âme.
Tout est dit dans la présentation: Mark Steven Johnson signe ici une des pires adaptations de comics de l'histoire du cinéma. Il faut dire que ce garçon avait de l'entraînement: c'est également lui qui a réalisé le désastreux "Daredevil"!
Comme signalé plus haut, le casting est désastreux, malgré la présence de Nicolas Cage (attaché au projet depuis l'achat des droits du comic, mais jouant comme un pied) et de Peter Fonda (il se contente d'apparaître): Eva Mendes, actrice à forte poitrine (son seul atout) et parmi les plus nulles des 10 dernières années; Wes Bentley, incarnant le fils de Mephistopheles d'une manière tout simplement exécrable (Bon Jovi aurait été plus crédible, c'est dire!), ...
Le film est parsemé d'effets spéciaux en images de synthèses, tous plus moches les uns que les autres: la transformation en Ghost Rider, le morphing de Blackheart, ...
Rien dans ce film ne rappelle la noirceur de la BD originale. On peut se demander maintenant comment Mark Steven Johnson arrive à faire jouer de bons acteurs (on les aime ou non, mais Ben Affleck et Nicolas Cage bien dirigés peuvent être tous deux excellents) de manière aussi mauvaise. On ne croit pas une seconde au film (un comble avec un matériau de base comme celui du Ghost Rider!) et a aucun moment nous ne sommes pris d'empathie pour l'un ou l'autre des personnages.
Un film à fuir comme la peste!
Tout est dit dans la présentation: Mark Steven Johnson signe ici une des pires adaptations de comics de l'histoire du cinéma. Il faut dire que ce garçon avait de l'entraînement: c'est également lui qui a réalisé le désastreux "Daredevil"!
Comme signalé plus haut, le casting est désastreux, malgré la présence de Nicolas Cage (attaché au projet depuis l'achat des droits du comic, mais jouant comme un pied) et de Peter Fonda (il se contente d'apparaître): Eva Mendes, actrice à forte poitrine (son seul atout) et parmi les plus nulles des 10 dernières années; Wes Bentley, incarnant le fils de Mephistopheles d'une manière tout simplement exécrable (Bon Jovi aurait été plus crédible, c'est dire!), ...
Le film est parsemé d'effets spéciaux en images de synthèses, tous plus moches les uns que les autres: la transformation en Ghost Rider, le morphing de Blackheart, ...
Rien dans ce film ne rappelle la noirceur de la BD originale. On peut se demander maintenant comment Mark Steven Johnson arrive à faire jouer de bons acteurs (on les aime ou non, mais Ben Affleck et Nicolas Cage bien dirigés peuvent être tous deux excellents) de manière aussi mauvaise. On ne croit pas une seconde au film (un comble avec un matériau de base comme celui du Ghost Rider!) et a aucun moment nous ne sommes pris d'empathie pour l'un ou l'autre des personnages.
Un film à fuir comme la peste!
dimanche 13 janvier 2008
Je suis une légende
Etrennons ce blog par un "bon" gros blockbuster de ce début d'année 2008: Je suis une légende.
Véritable film publicitaire pour Will Smith (qui sauve, par son interpretation de Robert Neville, le film du naufrage le plus complet), seule la première 1/2 heure peur faire croire aux familiers du roman de Richard Matheson qu'ils auront enfin droit à une véritable transcription à l'écran d'un des romans de SF américains les plus pessimistes du XXème siècle.
Malheureusement, la chute n'en est que plus rude: l'Amérique étant absolument allergique à une fin pessimiste (et logique!), nous avons une fois de plus droit au héros solitaire qui, par son sacrifice, sauve les survivants américains menacés par des hordes de créatures anthropophages.
Remomérons-nous le roman: Robert Neville, seul survivant d'une épidémie ayant transformé l'ensemble de l'humanité en vampires, tente de survivre dans cet univers dans lequel il est devenu une exception. Dans une première partie angoissante, Matheson nous décrit le quotidien d'un alcoolique, devant subir chaque nuit les attaques répétées des vampires qu'il tente d'exterminer le jour. Il trouvera son salut lors de la rencontre avec un chien, celui-ci lui donnant une raison de vivre et modifiant ses habitudes éthiliques. Le chien disparu, Neville tente de découvrir les causes de l'épidémie et un improbable remède. Ces recherches seront interrompues par l'arrivée d'une femme: Ruth. Ne se sentant enfin plus seul, il reprend espoir alors que cette femme représente sa perte définitive: elle n'est autre qu'une nouvelle évolution de l'espèce, un vampire résistant aux rayons du soleil. Une fois capturé, Neville se suicidera, avec l'aide de Ruth, entrant ainsi dans la légende comme étant le dernier de son espèce.
L'histoire de Matheson est à nouveau honteusement modifiée (cf. les versions cinématographiques avec Vincent Price (pas mal) et Charlton Heston (aaarg!)): les vampires s'organisant en société sont remplacés par d'horribles images de synthèses représentant des créatures brutales et stupides (Le look de celles-ci flirtant allègrement avec "Le Seigneur des anneaux"); Neville, athée, se sacrifiera "au nom de Dieu" et laissera ainsi une survivante (envoyée par Dieu, selon elle) et un gamin amener le serum à une communauté humaine survivante dans les montagnes.
Autant dire qu'une fois de plus, les fans de Matheson et de SF adulte en seront pour leurs frais!
Véritable film publicitaire pour Will Smith (qui sauve, par son interpretation de Robert Neville, le film du naufrage le plus complet), seule la première 1/2 heure peur faire croire aux familiers du roman de Richard Matheson qu'ils auront enfin droit à une véritable transcription à l'écran d'un des romans de SF américains les plus pessimistes du XXème siècle.
Malheureusement, la chute n'en est que plus rude: l'Amérique étant absolument allergique à une fin pessimiste (et logique!), nous avons une fois de plus droit au héros solitaire qui, par son sacrifice, sauve les survivants américains menacés par des hordes de créatures anthropophages.
Remomérons-nous le roman: Robert Neville, seul survivant d'une épidémie ayant transformé l'ensemble de l'humanité en vampires, tente de survivre dans cet univers dans lequel il est devenu une exception. Dans une première partie angoissante, Matheson nous décrit le quotidien d'un alcoolique, devant subir chaque nuit les attaques répétées des vampires qu'il tente d'exterminer le jour. Il trouvera son salut lors de la rencontre avec un chien, celui-ci lui donnant une raison de vivre et modifiant ses habitudes éthiliques. Le chien disparu, Neville tente de découvrir les causes de l'épidémie et un improbable remède. Ces recherches seront interrompues par l'arrivée d'une femme: Ruth. Ne se sentant enfin plus seul, il reprend espoir alors que cette femme représente sa perte définitive: elle n'est autre qu'une nouvelle évolution de l'espèce, un vampire résistant aux rayons du soleil. Une fois capturé, Neville se suicidera, avec l'aide de Ruth, entrant ainsi dans la légende comme étant le dernier de son espèce.
L'histoire de Matheson est à nouveau honteusement modifiée (cf. les versions cinématographiques avec Vincent Price (pas mal) et Charlton Heston (aaarg!)): les vampires s'organisant en société sont remplacés par d'horribles images de synthèses représentant des créatures brutales et stupides (Le look de celles-ci flirtant allègrement avec "Le Seigneur des anneaux"); Neville, athée, se sacrifiera "au nom de Dieu" et laissera ainsi une survivante (envoyée par Dieu, selon elle) et un gamin amener le serum à une communauté humaine survivante dans les montagnes.
Autant dire qu'une fois de plus, les fans de Matheson et de SF adulte en seront pour leurs frais!
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