Deux gangs, l'un latino et l'autre black, se trouvent au même moment, suite à une confusion dans les heures, dans un hangar pour conclure avec son propriétaire un deal dont on ignore la nature. Une équipe de policiers, au courant du deal, fait irruption dans le susnommé hangar afin d'arrêter tout ce joyeux petit monde. Durant ce temps, à l'extérieur, se rassemblent un groupe de clochards transformés en zombies suite à une chute de météorite. Arrive également dans le lieu du deal un présentateur météo dont l'épouse s'est fait dévorer par les infectés. Commence alors le classique huis-clos à « La nuit des morts vivants »: qui dirige, comment pocéder pour survivre, faut-il sortir ou attendre d'éventuels secours?
Du titre du film de Duane Stinnett, ne retenez que le terme « Cité » et oubliez le groupe nominal « des zombies »; en effet, passés la scène d'introduction et l'un ou l'autre plan extérieur (parfois réussis, en témoigne la mise à mort très graphique de « madame monsieur météo »), l'intrigue s'intéresse intégralement aux relations que vont établir le différents protagonistes retenus dans le hangar et coupés du monde... ce qui aurait pu être, à l'instar du déjà mentionné « La nuit des morts vivants », très intéressant, mais force est de constater que, dans ses tentatives de décrire les laissés pour compte du système américain incapables de passer au-dessus de leurs différences pour s'entraider, Stinnett passe largement à côté de son sujet et accumule clchés et maladresses.
Nous n'aurons droit qu'à un long étalement de scènes de rivalités machistes entre les deux gangs, tandis que le monsieur météo blanc n'est là que pour servir de punching-ball et sortir l'une ou l'autre vanne à deux balles. Les bandes ne feront que se menacer à tour de rôle, ponctuant leur phrase de façon répétitive et exaspérante de « fuck off », « fuck you » et autres « motherfucker ». Lorsque les femmes des bandes tentent de ramener leurs hommes à des préoccupations un peu plus urgentes que leur égo, elles se voient systématiquement clouer le bec par de très poétiques « shut up, you fucking bitch »... Il va sans dire que le scénariste devrait investir dans un dictionnaire des synonymes.
Insupportable métrage se voulant démonstratif de l'attitude gangsta des banlieues américaines, le film accumule les clichés et ne se sauve en partie que par les rôles féminins, bien plus crédible que les soit-disant gangsters, et par une fin ultrapessimiste qui pourrait laisser croire à une possible suite (prions pour que cela nous soit épargné).
Là où quelqu'un comme un réalisateur débutant chez Corman aurait pu nous livrer un film Z maladroit mais sympathique, Stinnett ne nous livre qu'un melting pot cinématographique accumulant les erreurs à ne pas commettre. Un film de zombies en banlieue réalisé par un homme n'ayant sans doute jamais mis les pieds en banlieue.
dimanche 25 janvier 2009
[Rec]
Une équipe de télévision locale de Barcelone, composée d'une présentatrice et d'un cameraman, décidé dans le cadre de leur émission « Pendant que vous dormez » de suivre une équipe de pompiers durant une nuit. Alors que la première moitié de la nuit se passe à tuer le temps en attendant une éventuelle alerte, le seconde commence par un appel en provenance d'un immeuble
annonçant qu'une vieille personne est coincée dans son appartement.
Arrivés sur les lieux, les deux pompiers et l'équipe de télévision trouvent au rez-de-chaussée deux policiers tentant de réunir les informations auprès des quelques voisins. Après récolte des dites informations, les pompiers, les policiers et les journalistes montent au premier étage de ce petit immeuble deux facades barcelonnais. Ils trouvent, dans l'appartement, une vieille femme en chemise de nuit présentant les symptômes d'une sorte de rage; elle saute au coup d'un policier et lui arrache la gorge. Laissant l'un des pompiers avec la vieille femme, le reste de l'équipe tente d' évacuer le blessé; l'immeuble est cerné par les forces de police. Le pomier laissé à l'étage est jeté dans la cage d'escalier. Commence alors pour les survivants une fuite qui démarrera des caves pour aboutir au dernier étage, dans une tentative désespérée d'échapper aux morsres des infectés.
L'entièreté du métrage est perçue par l'unique caméra du journaliste, procédé également utilisé dans deux longs sortis la même année, à savoir « Cloverfield » (mauvais film de monstre) et « Diary of the dead » (cinquième film de zombies de Romero et sa plus grande réussite depuis « Dawn of the dead »-cf critique du blog). On pouvait donc craindre une énième tentative de « film d'horreur documentaire » qui n'a de documentaire que l'intention, mais c'était sans compter sur les réalisateurs du projet: Jaume Balaguero, réalisateur des brillants « La secte sans nom » et « Darkness », et Paco Plaza. Il faut également ajouter la présence dans l'équipe du directeur de la photographie Pablo Rosso, qui réussi l'exploit, grâce à un savant dosage des lumières, de faire croire que l'entièreté des scènes filmées grâce à la lampe de la caméra du journaliste ne sont en effet éclairée que par celle-ci.
Balaguero et Plaza ont également compris deux éléments d'une importance capitale:
- Si le métrage est un documentaire, il doit en avoir la durée. Le film fait en tout et pour tout une heure dix; logique lorsque l'on sait que les infectés se comportent comme ceux de « 28 jours plus tard » et comme les zombies de « Dawn of the dead » version Zack Snyder. Les actants n'ont donc pas le loisir d'épiloguer pendant des heures sur la meilleure manière de s'en tirer;
- Plus d'une demi-heure de métrage est consacrée à la présentation des personnages: on a donc bien l'impression d'assister à un film documentaire qui n'est pas encore passé à la salle de montage.
En ce qui concerne l'ambiance, que le spectateur soit rassuré: qu'il soit un habitué du genre ou un novice, il vivra probablement les trois étapes suivantes:
- Une attente de l'alerte dans la première demi-heure, qui lui donnera une véritable empathie envers les protagonistes du film;
- Une véritable angoisse lors du démarrage de l'action dans l'immeuble; il est impossible de savoir qui va s'en sortir et qui sera la prochaine victime;
- Une expérience terrifiante lors dès dix dernières minutes, lorsque le fin de mot de l'histoire et l'explication (car il y en a une) de l'épidémie tombent. Le terme « terrifiant » est celui que je juge le plus apte pour qualifier la dernière partie de [Rec]; je n'ai que trop rarement resenti ces émotions lors de projection de soit-disant films d'horreur. Il est à signaler que le « home cinema » prend toute son importance lors des dernières scènes, tant l'ambiance de bruitage vient de tous les côtés de l'appartement du dernier étage.
En clair, [Rec] est une expérience à vivre pour tout amateur d'horreur qui se respecte. A voir dans les conditions les plus optimales possibles, dans la pénombre, seul ou accompagné de personnes ne faisant aucun commentaire, si possible en VO avec home cinema.
[Rec] est un futur classique du cinéma d'horreur européen.
annonçant qu'une vieille personne est coincée dans son appartement.
Arrivés sur les lieux, les deux pompiers et l'équipe de télévision trouvent au rez-de-chaussée deux policiers tentant de réunir les informations auprès des quelques voisins. Après récolte des dites informations, les pompiers, les policiers et les journalistes montent au premier étage de ce petit immeuble deux facades barcelonnais. Ils trouvent, dans l'appartement, une vieille femme en chemise de nuit présentant les symptômes d'une sorte de rage; elle saute au coup d'un policier et lui arrache la gorge. Laissant l'un des pompiers avec la vieille femme, le reste de l'équipe tente d' évacuer le blessé; l'immeuble est cerné par les forces de police. Le pomier laissé à l'étage est jeté dans la cage d'escalier. Commence alors pour les survivants une fuite qui démarrera des caves pour aboutir au dernier étage, dans une tentative désespérée d'échapper aux morsres des infectés.
L'entièreté du métrage est perçue par l'unique caméra du journaliste, procédé également utilisé dans deux longs sortis la même année, à savoir « Cloverfield » (mauvais film de monstre) et « Diary of the dead » (cinquième film de zombies de Romero et sa plus grande réussite depuis « Dawn of the dead »-cf critique du blog). On pouvait donc craindre une énième tentative de « film d'horreur documentaire » qui n'a de documentaire que l'intention, mais c'était sans compter sur les réalisateurs du projet: Jaume Balaguero, réalisateur des brillants « La secte sans nom » et « Darkness », et Paco Plaza. Il faut également ajouter la présence dans l'équipe du directeur de la photographie Pablo Rosso, qui réussi l'exploit, grâce à un savant dosage des lumières, de faire croire que l'entièreté des scènes filmées grâce à la lampe de la caméra du journaliste ne sont en effet éclairée que par celle-ci.
Balaguero et Plaza ont également compris deux éléments d'une importance capitale:
- Si le métrage est un documentaire, il doit en avoir la durée. Le film fait en tout et pour tout une heure dix; logique lorsque l'on sait que les infectés se comportent comme ceux de « 28 jours plus tard » et comme les zombies de « Dawn of the dead » version Zack Snyder. Les actants n'ont donc pas le loisir d'épiloguer pendant des heures sur la meilleure manière de s'en tirer;
- Plus d'une demi-heure de métrage est consacrée à la présentation des personnages: on a donc bien l'impression d'assister à un film documentaire qui n'est pas encore passé à la salle de montage.
En ce qui concerne l'ambiance, que le spectateur soit rassuré: qu'il soit un habitué du genre ou un novice, il vivra probablement les trois étapes suivantes:
- Une attente de l'alerte dans la première demi-heure, qui lui donnera une véritable empathie envers les protagonistes du film;
- Une véritable angoisse lors du démarrage de l'action dans l'immeuble; il est impossible de savoir qui va s'en sortir et qui sera la prochaine victime;
- Une expérience terrifiante lors dès dix dernières minutes, lorsque le fin de mot de l'histoire et l'explication (car il y en a une) de l'épidémie tombent. Le terme « terrifiant » est celui que je juge le plus apte pour qualifier la dernière partie de [Rec]; je n'ai que trop rarement resenti ces émotions lors de projection de soit-disant films d'horreur. Il est à signaler que le « home cinema » prend toute son importance lors des dernières scènes, tant l'ambiance de bruitage vient de tous les côtés de l'appartement du dernier étage.
En clair, [Rec] est une expérience à vivre pour tout amateur d'horreur qui se respecte. A voir dans les conditions les plus optimales possibles, dans la pénombre, seul ou accompagné de personnes ne faisant aucun commentaire, si possible en VO avec home cinema.
[Rec] est un futur classique du cinéma d'horreur européen.
dimanche 31 août 2008
Génération perdue
Récemment divorcée, une mère et ses deux ados s'installe dans la station balnéaire de Santa Carla. Elle emménage chez son père, un vieux baba cool. L'aîné des deux garçons fait la connaissance d'un groupe de motards un peu louche, le plus jeunes se lie d'amitié avec deux garçons persuadés que la ville est contaminée par des vampires... Il s'avère qu'ils ont raison...
Il est de ces films que, inexplicablement, vous pouvez voir et revoir avec le même plaisir. "Génération perdue" ("The lost boys" en VO) de Joël Schumacher, réalisé en 1987, en fait partie. Comment ce petit film d'horreur familial formaté peut-il me faire resentir un tel plaisir à chaque vision? Sans doute plusieurs raisons...
La première est que, sans nul doute, ce film résume tout le kitsh et le mauvais goût des années 80, que ce soit dans l'attitude vestimentaire, la musique et l'attitude "cool" de la jeunesse. Complètement dépassé aujourd'hui, ce film sent nénanmoins bon les eighties pour tous ceux qui y ont vécu. Je crois que l'on pourrait resentir la même chose si l'on revisionnait la série "21 jump street" aujourd'hui.
La deuxième explication est probablement la qualité du casting. Retrouver Jason Patric et Kieffer Sutherland sortant de l'adolescence a quelque chose de nostalgique. Un autre acteur présent est Corey Feldfman, indiscociable pour notre génération de trentenaire de son rôle de "bagou" dans le film "Les Goonies" (où, soit dit en passant, l'on retrouve d'ailleurs le tout jeune Sean Astin, futur Sam du "Seigneur des Anneaux"). Les acteurs jouent ce film avec un plaisir manifeste qui devient diablement communicatif au cours du visionnage.
La troisième et dernière raison est aussi le travail technique remarquable fait par certains artisants sur ce petit film d'horreur: les maquillages minimalistes et efficaces de Greg Cannon, le travail photographique et des lumières de Michael Chapman, ...
Le film réunit en fait les éléments qui le rendent classique et assez unique en son genre: il capte l'esprit d'une époque, n'a pas peur de mélanger horreur pure et comédie, bénéficie d'un casting de qualité, ....
Aujourd'hui disponible en DVD, dans une édition collector, le film se regarde avec plaisir. Les suppléments sont intéressants, entre autres les quelques scènes coupées qui approfondissent les relations entre les différents protagonistes, notamment celle entre le chef des vampires et la mère des deux ados.
"Génération perdue" a un cachet indéniable, que l'on aime ou non le métrage. Personnellement, je l'ai revu hier soir et je sais pertinemment bien que je le reverrai d'ici trois ou quatre ans, retombant dessus dans ma vidéothèque. Ce film est, en quelque sorte, une petite cure de jouvence.
Il est de ces films que, inexplicablement, vous pouvez voir et revoir avec le même plaisir. "Génération perdue" ("The lost boys" en VO) de Joël Schumacher, réalisé en 1987, en fait partie. Comment ce petit film d'horreur familial formaté peut-il me faire resentir un tel plaisir à chaque vision? Sans doute plusieurs raisons...
La première est que, sans nul doute, ce film résume tout le kitsh et le mauvais goût des années 80, que ce soit dans l'attitude vestimentaire, la musique et l'attitude "cool" de la jeunesse. Complètement dépassé aujourd'hui, ce film sent nénanmoins bon les eighties pour tous ceux qui y ont vécu. Je crois que l'on pourrait resentir la même chose si l'on revisionnait la série "21 jump street" aujourd'hui.
La deuxième explication est probablement la qualité du casting. Retrouver Jason Patric et Kieffer Sutherland sortant de l'adolescence a quelque chose de nostalgique. Un autre acteur présent est Corey Feldfman, indiscociable pour notre génération de trentenaire de son rôle de "bagou" dans le film "Les Goonies" (où, soit dit en passant, l'on retrouve d'ailleurs le tout jeune Sean Astin, futur Sam du "Seigneur des Anneaux"). Les acteurs jouent ce film avec un plaisir manifeste qui devient diablement communicatif au cours du visionnage.
La troisième et dernière raison est aussi le travail technique remarquable fait par certains artisants sur ce petit film d'horreur: les maquillages minimalistes et efficaces de Greg Cannon, le travail photographique et des lumières de Michael Chapman, ...
Le film réunit en fait les éléments qui le rendent classique et assez unique en son genre: il capte l'esprit d'une époque, n'a pas peur de mélanger horreur pure et comédie, bénéficie d'un casting de qualité, ....
Aujourd'hui disponible en DVD, dans une édition collector, le film se regarde avec plaisir. Les suppléments sont intéressants, entre autres les quelques scènes coupées qui approfondissent les relations entre les différents protagonistes, notamment celle entre le chef des vampires et la mère des deux ados.
"Génération perdue" a un cachet indéniable, que l'on aime ou non le métrage. Personnellement, je l'ai revu hier soir et je sais pertinemment bien que je le reverrai d'ici trois ou quatre ans, retombant dessus dans ma vidéothèque. Ce film est, en quelque sorte, une petite cure de jouvence.
jeudi 28 août 2008
Astérix aux jeux olympiques
Alafolix, habitant du petit village gaulois qui résiste encore et toujours à l'envahisseur, est tombé amoureux d'Irina, une princesse grecque. Il entretient avec elle une correspondance poétique à l'aide de son pigeon voyageur Télégrafix et d'Obélix qui, renonçant à la violence, lui souffle de superbes poèmes. Irina est promise à Brutus, fils adoptif de César, personnage lâche et cruel. Le père d'Irina décidé que le vainqueur des Jeux Olympiques épousera sa fille.
Cette troisième adaptation "live" des aventures d'Astérix suit le chemin emprunté par Alain Chabat: de nombreux gags, de nombreuses références au cinéma, de nombreuses "guest star" et une intrigue tournant autour de personnages autres qu'Astérix et Obélix, ne jouant ici que de simples adjuvants d'Alafolix.
L'intrigue se base surtout sur Brutus, campé par Benoît Poelvoorde (comme d'habitude génial lorsqu'il s'agit d'incarner des personnages détestables), qui cherche par tous les moyens à se débarrasser de son père César, joué par Alain Delon qui n'a manifestement pas dû se forcer pour jouer un personnage vaniteux à l'excès (il suffit de se souvenir des interviews de certains protagonistes du film: refus de jouer en présence d'autres acteurs, ce qui se voit au montage par endroits; refus de recommencer des prises de vues, Etc etc). Il est à noter que le jeu de Delon sonne d'ailleurs parfois bien faux...
Le rôle d'Astérix est repris par Clovis Cornillac qui calque malheureusement un peu son jeu sur les précédentes prestations de Clavier; il n'est néanmoins pas aussi insuportable que ce dernier. Obélix est fidèlement interprété par Gérard Depardieu, toujours aussi crédible en gros costaud candide.
Les nombreux acteurs connus et présents dans le film tirent leur épingle du jeu et font de ce métrage un plaisir pour les yeux et les oreilles: Frank Dubosc en Assurancetourix, Bouli Lanners en patriarche grec, Elie Siemoun en arbitre inventeur du "pied-balle", Francis Lananne en Barde, ... Même le champion de formule 1 Michael Schummacker s'offre un rôle bien sympathique. Dommage que notre Jean-Claude Van Damme national n'était pas libre pour incarner un gladiateur.
Un excellent divertissement avec, en prime, un fou rire involontaire lors du générique de fin: le modeste Alain Delon a fait encadrer son nom dans le générique avec la mention "avec la participation exceptionnelle de...". Incroyable et l'on peut se demander ce que Delon, qui a un jour déclaré que le Cinéma Français mourrait avec lui, pense être alors qu'il n'est jamais que comédien: il n'a pas inventé un remède contre le cancer. Même Brando, au sommet de sa crise d'égo, n'a jamais eu une pareille attitude...
Cette troisième adaptation "live" des aventures d'Astérix suit le chemin emprunté par Alain Chabat: de nombreux gags, de nombreuses références au cinéma, de nombreuses "guest star" et une intrigue tournant autour de personnages autres qu'Astérix et Obélix, ne jouant ici que de simples adjuvants d'Alafolix.
L'intrigue se base surtout sur Brutus, campé par Benoît Poelvoorde (comme d'habitude génial lorsqu'il s'agit d'incarner des personnages détestables), qui cherche par tous les moyens à se débarrasser de son père César, joué par Alain Delon qui n'a manifestement pas dû se forcer pour jouer un personnage vaniteux à l'excès (il suffit de se souvenir des interviews de certains protagonistes du film: refus de jouer en présence d'autres acteurs, ce qui se voit au montage par endroits; refus de recommencer des prises de vues, Etc etc). Il est à noter que le jeu de Delon sonne d'ailleurs parfois bien faux...
Le rôle d'Astérix est repris par Clovis Cornillac qui calque malheureusement un peu son jeu sur les précédentes prestations de Clavier; il n'est néanmoins pas aussi insuportable que ce dernier. Obélix est fidèlement interprété par Gérard Depardieu, toujours aussi crédible en gros costaud candide.
Les nombreux acteurs connus et présents dans le film tirent leur épingle du jeu et font de ce métrage un plaisir pour les yeux et les oreilles: Frank Dubosc en Assurancetourix, Bouli Lanners en patriarche grec, Elie Siemoun en arbitre inventeur du "pied-balle", Francis Lananne en Barde, ... Même le champion de formule 1 Michael Schummacker s'offre un rôle bien sympathique. Dommage que notre Jean-Claude Van Damme national n'était pas libre pour incarner un gladiateur.
Un excellent divertissement avec, en prime, un fou rire involontaire lors du générique de fin: le modeste Alain Delon a fait encadrer son nom dans le générique avec la mention "avec la participation exceptionnelle de...". Incroyable et l'on peut se demander ce que Delon, qui a un jour déclaré que le Cinéma Français mourrait avec lui, pense être alors qu'il n'est jamais que comédien: il n'a pas inventé un remède contre le cancer. Même Brando, au sommet de sa crise d'égo, n'a jamais eu une pareille attitude...
mercredi 27 août 2008
Resident Evil Extinction
Le T-virus expérimenté par la Umbrella Corporation a décimé l'entièreté de la planète. Animaux et végétaux sont contaminés ou détruits. Les rares survivants, principalement des enfants, tentent de rallier l'Alaska. Les dirigeants d'Umbrella tentent eux de synthétiser un vaccin dans une base souterraine à l'aide de l'ADN d'Alice, femme génétiquement modifiée.
Troisième adaptation cinématographique du célèbrissime jeu vidéo de Capcom, "Resident Evil Extinction" se situe à mi-chemin des deux précédents opus: moins bon que le premier, meilleur que le catastrophique "Apocalypse"... Ce n'est cependant guère un compliment, le film se contentant simplement d'insérer à son intrigue des idées largement pompées d'autres métrages: l'attaque des corbeaux ("Les Oiseaux"), la tentative de domestication des zombies ("Le jour des morts vivants"), le convoi traversant le désert, protégé par une super guerrière ("Mad Max III"), ... Comble du comble, les références vidéoludiques sont elles quasiment absentes, si l'on excepte la base souterraine d'Umbrella, les noms des personnages (Claire, Carlos, ...) et le monstre final qui n'est autre... que le boss du premier jeu vidéo de la série. L'obscurité étouffante présente dans le jeu est ici remplacée par le soleil du désert. En clair, un remarquable foutage de gueule pour le joueur de base.
Enormément d'incohérences sautent aux yeux: zombies déséchés par le soleil du désert, aussi parcheminés que ceux de "L'enfer des zombies" de Lucio Fulci, mais pissant du sang frais, humains immunisés (pourquoi?), la Umbrella corporation fonctionnant comme si le monde ne s'était pas écroulé, ... De bonnes idées ne sont absolument pas exploitées. Simple exemple: la nature étant touchée par le virus, cela aurait pu amener à des scènes d'animaux et de végétaux tueurs absolument dantesques... Rien de tout cela.
Le code de base du film de zombie n'est pas respecté: c'est le cerveau qui domine les implulsions du mort et le fait marcher; c'est donc la tête qu'il faut détruire. Tadaaam!!!! Voici le seul film où l'on égorge des morts qui n'ont pas besoin de sang pour marcher, où l'on tire dans les poumons de zombies qui ne respirent pas... Génial!
Mais on ne le dira jamais assez: la présence de Milla Jovovich, vrai manequin et fausse actrice, reste le handicap majeur du film. Dotée du charisme d'un maquereau au rayon surgelé d'une poissonnerie, elle resemble toujours à une pub L'Oréal, même vêtue de frusques en lambeaux et errant dans le désert.
Les jeux Resident Evil sont, dans une majeure partie, oppressants et effrayants. Le récent "Resident Evil 4" est présent pour le rappeler. Jusqu'à maintenant, aucun film de la franchise ne produit le moindre effet de surprise. Reste au spectateur qui désire voir une adaptation plus ou moins fidèle à se retourner vers les films de Romero, qui ont inspirés les jeux. Cruelle déception.
Troisième adaptation cinématographique du célèbrissime jeu vidéo de Capcom, "Resident Evil Extinction" se situe à mi-chemin des deux précédents opus: moins bon que le premier, meilleur que le catastrophique "Apocalypse"... Ce n'est cependant guère un compliment, le film se contentant simplement d'insérer à son intrigue des idées largement pompées d'autres métrages: l'attaque des corbeaux ("Les Oiseaux"), la tentative de domestication des zombies ("Le jour des morts vivants"), le convoi traversant le désert, protégé par une super guerrière ("Mad Max III"), ... Comble du comble, les références vidéoludiques sont elles quasiment absentes, si l'on excepte la base souterraine d'Umbrella, les noms des personnages (Claire, Carlos, ...) et le monstre final qui n'est autre... que le boss du premier jeu vidéo de la série. L'obscurité étouffante présente dans le jeu est ici remplacée par le soleil du désert. En clair, un remarquable foutage de gueule pour le joueur de base.
Enormément d'incohérences sautent aux yeux: zombies déséchés par le soleil du désert, aussi parcheminés que ceux de "L'enfer des zombies" de Lucio Fulci, mais pissant du sang frais, humains immunisés (pourquoi?), la Umbrella corporation fonctionnant comme si le monde ne s'était pas écroulé, ... De bonnes idées ne sont absolument pas exploitées. Simple exemple: la nature étant touchée par le virus, cela aurait pu amener à des scènes d'animaux et de végétaux tueurs absolument dantesques... Rien de tout cela.
Le code de base du film de zombie n'est pas respecté: c'est le cerveau qui domine les implulsions du mort et le fait marcher; c'est donc la tête qu'il faut détruire. Tadaaam!!!! Voici le seul film où l'on égorge des morts qui n'ont pas besoin de sang pour marcher, où l'on tire dans les poumons de zombies qui ne respirent pas... Génial!
Mais on ne le dira jamais assez: la présence de Milla Jovovich, vrai manequin et fausse actrice, reste le handicap majeur du film. Dotée du charisme d'un maquereau au rayon surgelé d'une poissonnerie, elle resemble toujours à une pub L'Oréal, même vêtue de frusques en lambeaux et errant dans le désert.
Les jeux Resident Evil sont, dans une majeure partie, oppressants et effrayants. Le récent "Resident Evil 4" est présent pour le rappeler. Jusqu'à maintenant, aucun film de la franchise ne produit le moindre effet de surprise. Reste au spectateur qui désire voir une adaptation plus ou moins fidèle à se retourner vers les films de Romero, qui ont inspirés les jeux. Cruelle déception.
lundi 11 août 2008
The Dark Knight
Comme le laissait penser la fin de "Batman Begins", Bruce Waine va devoir faire face à un tueur psychotique: le joker. Celui-ci propose en effet à la pègre de Gotham de stopper Batman contre la moitié des revenus mafieux de la ville. Le joker doit faire face à trois hommes avides de justice et incorruptibles: Batman, le procureur Harvey Dent et le lieutenant James Gordon.
De son côté, Bruce Waine est tiraillé entre la nécessité de poursuivre sa lutte contre le crime en incarnant Batman (devenu un modèle, certains habitants de Gotham allant jusqu'à se faire passer pour lui) et l'envie de reconquérir la femme de sa vie, Rachel Dawes, celle-ci étant fortement attirée par Harvey Dent... Situation d'autant plus compliquée du fait que Waine respecte profondément Dent...
Beaucoup de lignes ont déjà été écrite sur l'intérpretation du regretté Heat Ledger dans le rôle du joker et il faut dire que pour une fois, la presse est unanime: le Joker est un personnage hallucinant de vérité et restera sans aucun doute l'un des terroristes psychotiques majeurs de l'histoire du cinéma. Contrairement au Joker incarné par jack Nicholson, le Joker version Ledger est terrifiant à chacune de ses apparitions. Néanmoins, la prestation de Nicholson n'est pourtant pas à oublier, tant les acteurs et les réalisateurs (Burton / Nolan) avaient une approche diamétralement opposée du personnage: le duo Buton/Nicholson le voyait comme un adulte se comportant comme un gosse hyperactif; le tandem Hedger/Nolan le voit lui comme un adulte adorateur du chaos et de la terreur, ne cherchant rien d'autre que l'excitation face aux crimes qu'il accomplit. Le Joker de Burton veut de l'argent et du pouvoir, celui de Nolan ne cherche que la destruction.
Christian Bale reprend bien sûr avec brio le rôle de Batman et le reste du casting est excellent. La prestation hallucinante de Ledger ne doit pas occulter les rôles joués par Gary Oldman (le lieutenant James Gordon qui joue ici un rôle majeur), Aaron Eckhart (Harvey Dent "double face", qui fait oublier sans aucun problème l'horrible cabotinage de Tommy Lee Jones dans le Batmn III de Schumacker), Michael Caine (Alfred, fidèle serviteur de Bruce Waine) et Morgan Freeman (Lucius Fox, inventeur de génie et, avec Alfred, garant de la santé mentale de Waine).
On a même droit à un clin d'oeil à Batman Begins avec une apparition de l'Epouvantail (Cillian Murphy).
Seule ombre au tableau: l'actrice Maggie Gyllenhaal qui incarne Rachel Dawes, amour de Batman et de Dent. L'actrice, pourtant excellente, offre un jeu qui, au jugement de ma sensibilité de spectateur, ne colle pas avec l'univers de Christophe Nolan. C'est en effet un personnage que je trouve bien trop superfitiel et caricatural (son seul intérêt est de se faire enlever et qu'on tente de la sauver) et qui aurait plus eu sa place dans l'univers plus onirique de Burton.
The Dark Knight, tout en restant un blockbuster énorme, est sans conteste la meilleure adaptation des aventures de Batman sortie sur les écrans... A égalité avec le premier opus de Burton qui mettait également en scène le Joker... Comme quoi, quand un "méchant" est charismatique... Le Joker serait-il à Batman ce que Dark Vador est à Star Wars?
De son côté, Bruce Waine est tiraillé entre la nécessité de poursuivre sa lutte contre le crime en incarnant Batman (devenu un modèle, certains habitants de Gotham allant jusqu'à se faire passer pour lui) et l'envie de reconquérir la femme de sa vie, Rachel Dawes, celle-ci étant fortement attirée par Harvey Dent... Situation d'autant plus compliquée du fait que Waine respecte profondément Dent...
Beaucoup de lignes ont déjà été écrite sur l'intérpretation du regretté Heat Ledger dans le rôle du joker et il faut dire que pour une fois, la presse est unanime: le Joker est un personnage hallucinant de vérité et restera sans aucun doute l'un des terroristes psychotiques majeurs de l'histoire du cinéma. Contrairement au Joker incarné par jack Nicholson, le Joker version Ledger est terrifiant à chacune de ses apparitions. Néanmoins, la prestation de Nicholson n'est pourtant pas à oublier, tant les acteurs et les réalisateurs (Burton / Nolan) avaient une approche diamétralement opposée du personnage: le duo Buton/Nicholson le voyait comme un adulte se comportant comme un gosse hyperactif; le tandem Hedger/Nolan le voit lui comme un adulte adorateur du chaos et de la terreur, ne cherchant rien d'autre que l'excitation face aux crimes qu'il accomplit. Le Joker de Burton veut de l'argent et du pouvoir, celui de Nolan ne cherche que la destruction.
Christian Bale reprend bien sûr avec brio le rôle de Batman et le reste du casting est excellent. La prestation hallucinante de Ledger ne doit pas occulter les rôles joués par Gary Oldman (le lieutenant James Gordon qui joue ici un rôle majeur), Aaron Eckhart (Harvey Dent "double face", qui fait oublier sans aucun problème l'horrible cabotinage de Tommy Lee Jones dans le Batmn III de Schumacker), Michael Caine (Alfred, fidèle serviteur de Bruce Waine) et Morgan Freeman (Lucius Fox, inventeur de génie et, avec Alfred, garant de la santé mentale de Waine).
On a même droit à un clin d'oeil à Batman Begins avec une apparition de l'Epouvantail (Cillian Murphy).
Seule ombre au tableau: l'actrice Maggie Gyllenhaal qui incarne Rachel Dawes, amour de Batman et de Dent. L'actrice, pourtant excellente, offre un jeu qui, au jugement de ma sensibilité de spectateur, ne colle pas avec l'univers de Christophe Nolan. C'est en effet un personnage que je trouve bien trop superfitiel et caricatural (son seul intérêt est de se faire enlever et qu'on tente de la sauver) et qui aurait plus eu sa place dans l'univers plus onirique de Burton.
The Dark Knight, tout en restant un blockbuster énorme, est sans conteste la meilleure adaptation des aventures de Batman sortie sur les écrans... A égalité avec le premier opus de Burton qui mettait également en scène le Joker... Comme quoi, quand un "méchant" est charismatique... Le Joker serait-il à Batman ce que Dark Vador est à Star Wars?
mardi 29 juillet 2008
Final Fantasy VII; advent children
Nous sommes dans un monde imaginaire semblable à la terre dans lequel magie et sciences cohabitent de manière tout à fait naturelle. Deux ans après la mort de Séphirot et le cataclysme qui faillit détruire le monde, de nombreuses personnes portent des géostygmates douloureux et trois personnages mystérieux, ayant en eux des cellules de Jenovah, recherchent leur "Mère".
Cloud retrouve son groupe d'écocombattants et est obligé de s'allier avec son ex-ennemi Rufus, président de la Shinra Inc. A nouveau, l'avenir de la planète semble menacé...
Signalons d'emblée que ceux qui n'ont pas, comme le rédacteur de ces quelques lignes, passé près de 150 heures à percer les secrets du jeu "Final Fantsay VII" sorti sur Playstation en 1994, qui n'ont pas sué pour arriver au mythique niveau 99, but de tout fan de RPG qui se doit, ceux-là auront beaucoup de mal à comprendre les tenants et les aboutissants de cette histoire (que sont les matérias? Qui est Aeris? Séphirot? Jenovah?, ...).
Si vous êtes dans le cas, deux solutions: fouiller le marché d'occase pour dénicher le jeu (convoité comme le saint Graal) et s'y mettre ou, plus simple, regarder le bonus "remeniscence of Final Fantasy VII" et se taper la demi-heure d'extrait du jeu expliquant la base de l'intrigue.
Il sera nénamoins difficile aux non-joueurs d'accrocher à l'intrigue, tant ce jeu est un mythe en soi et est encore considéré aujourd'hui comme l'un des plus grand RPG de l'histoire du jeu vidéo. Quel joueur n'a pas en effet passé des nuits blanches dessus? Quel joueur n'a pas senti son coeur se serrer à la mort du personnage d'Aeris? Quel joueur n'a pas bavé d'admiration devant des séquences cinématographiques révolutionnaires pour l'époque? Quel joueur n'a pas cherché les combinaisons ultimes de matérias pour pouvoir vaincre les Armes mythiques du désert et des fonds marins?
Tout ça pour dire que le novice ne percevra sans doute que l'incroyable défit logistique de ce film.
Voilà en effet le premier sentiment que l'on éprouve dès les premières minutes de projection: comment peut-on arriver à un tel degré de perfection dans des images générées par ordinateurs? Mis à part le côté très "Dragonball" des personnages, on a l'impression d'être devant des images réelles. Dans un secteur ou l'animation d'un métrage peut être dépassée après 3 mois, "Final Fantasy VII advent children" a atteint un degré de perfection à mon sens inégalé encore aujourd'hui. La bande-son, mixant avec brio musiques d'influence techno et métal avec de l'opéra, accompagne magnifiquement les scènes graphiques qu'elle illustre. Un tel degré de qualité s'explique par le succès de vente du jeu original (des millions d'exemplaires) et par le budget incroyable déjà accordé par Square Enix pour celui-ci: 45 millions de dollars, du jamais vu pour l'époque. Le film devait donc être à la hauteur du jeu.
Dans ce film, complément indispensable à quiconque a adoré le jeu (cette suite est d'ailleurs dédiée aux fans), Cloud trouvera la paix intérieure car il n'est toujours pas remis de la mort d'Aeris qu'il n'a pu sauver, étant arrivé trop tard dans la Cité des Anciens. Tous les personnages emblématiques que nous avons eu le plaisir de diriger, de combattre et de rencontrer dans les années 90 (Barret, Tifa, Nanaki, Cid, Youfie, Vincent, Caith Sith, Reno et les Turks, Marlène, ...) répondent présent dans le long métrage.
Les clins d'oeil au jeu sont légions: musique de GSM rappelant celle des combats gagnés, lieux emblématiques (l'Eglise, la Cité des Anciens, ...), ... Mais cela ne suffisait pas: ce film apporte au hardcore gamer des compléments d'informations indispensables et surtout une réponse à la question frustrante qu'il se posait à la fin du jeu: que deviennent les personnages? En effet, les jeux suivants (du VIII au XII) se dissocient du scénario du VII (très "écolo" et très "voyage mystique"), glissant vers un terrain beaucoup plus sentimental (à l'exception du IX et du jeu "Final Fantasy VII advent children", sorti sur PS2 suite au succès du film). Après s'être à ce point impliqué dans un jeu, le joueur se sentait quelque peu orphelin.
Elément indispensable pour les fans du jeu ou simple performance technique, on ne peut néanmoins que sortir impressionné par cette adaptation cinématographique de jeu. Elle se place largement au-dessus de ce qui s'est fait jusqu'à présent (il suffit de voir cette liste non exhaustive: "Street fighter, Mortal Kombat, Mario bross, Double Dragon, Resident Evil, Hitman, ..."). On adhère ou non... perso, je signe des deux mains.
Cloud retrouve son groupe d'écocombattants et est obligé de s'allier avec son ex-ennemi Rufus, président de la Shinra Inc. A nouveau, l'avenir de la planète semble menacé...
Signalons d'emblée que ceux qui n'ont pas, comme le rédacteur de ces quelques lignes, passé près de 150 heures à percer les secrets du jeu "Final Fantsay VII" sorti sur Playstation en 1994, qui n'ont pas sué pour arriver au mythique niveau 99, but de tout fan de RPG qui se doit, ceux-là auront beaucoup de mal à comprendre les tenants et les aboutissants de cette histoire (que sont les matérias? Qui est Aeris? Séphirot? Jenovah?, ...).
Si vous êtes dans le cas, deux solutions: fouiller le marché d'occase pour dénicher le jeu (convoité comme le saint Graal) et s'y mettre ou, plus simple, regarder le bonus "remeniscence of Final Fantasy VII" et se taper la demi-heure d'extrait du jeu expliquant la base de l'intrigue.
Il sera nénamoins difficile aux non-joueurs d'accrocher à l'intrigue, tant ce jeu est un mythe en soi et est encore considéré aujourd'hui comme l'un des plus grand RPG de l'histoire du jeu vidéo. Quel joueur n'a pas en effet passé des nuits blanches dessus? Quel joueur n'a pas senti son coeur se serrer à la mort du personnage d'Aeris? Quel joueur n'a pas bavé d'admiration devant des séquences cinématographiques révolutionnaires pour l'époque? Quel joueur n'a pas cherché les combinaisons ultimes de matérias pour pouvoir vaincre les Armes mythiques du désert et des fonds marins?
Tout ça pour dire que le novice ne percevra sans doute que l'incroyable défit logistique de ce film.
Voilà en effet le premier sentiment que l'on éprouve dès les premières minutes de projection: comment peut-on arriver à un tel degré de perfection dans des images générées par ordinateurs? Mis à part le côté très "Dragonball" des personnages, on a l'impression d'être devant des images réelles. Dans un secteur ou l'animation d'un métrage peut être dépassée après 3 mois, "Final Fantasy VII advent children" a atteint un degré de perfection à mon sens inégalé encore aujourd'hui. La bande-son, mixant avec brio musiques d'influence techno et métal avec de l'opéra, accompagne magnifiquement les scènes graphiques qu'elle illustre. Un tel degré de qualité s'explique par le succès de vente du jeu original (des millions d'exemplaires) et par le budget incroyable déjà accordé par Square Enix pour celui-ci: 45 millions de dollars, du jamais vu pour l'époque. Le film devait donc être à la hauteur du jeu.
Dans ce film, complément indispensable à quiconque a adoré le jeu (cette suite est d'ailleurs dédiée aux fans), Cloud trouvera la paix intérieure car il n'est toujours pas remis de la mort d'Aeris qu'il n'a pu sauver, étant arrivé trop tard dans la Cité des Anciens. Tous les personnages emblématiques que nous avons eu le plaisir de diriger, de combattre et de rencontrer dans les années 90 (Barret, Tifa, Nanaki, Cid, Youfie, Vincent, Caith Sith, Reno et les Turks, Marlène, ...) répondent présent dans le long métrage.
Les clins d'oeil au jeu sont légions: musique de GSM rappelant celle des combats gagnés, lieux emblématiques (l'Eglise, la Cité des Anciens, ...), ... Mais cela ne suffisait pas: ce film apporte au hardcore gamer des compléments d'informations indispensables et surtout une réponse à la question frustrante qu'il se posait à la fin du jeu: que deviennent les personnages? En effet, les jeux suivants (du VIII au XII) se dissocient du scénario du VII (très "écolo" et très "voyage mystique"), glissant vers un terrain beaucoup plus sentimental (à l'exception du IX et du jeu "Final Fantasy VII advent children", sorti sur PS2 suite au succès du film). Après s'être à ce point impliqué dans un jeu, le joueur se sentait quelque peu orphelin.
Elément indispensable pour les fans du jeu ou simple performance technique, on ne peut néanmoins que sortir impressionné par cette adaptation cinématographique de jeu. Elle se place largement au-dessus de ce qui s'est fait jusqu'à présent (il suffit de voir cette liste non exhaustive: "Street fighter, Mortal Kombat, Mario bross, Double Dragon, Resident Evil, Hitman, ..."). On adhère ou non... perso, je signe des deux mains.
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